Intelligence artificielle générative (2025)
Extrait
Selon notre enquête NETendances 2025, plus de la moitié (52 %) des internautes du Québec a déjà utilisé un outil d’intelligence artificielle générative (IAG) tel que ChatGPT, Gemini ou Copilot, comparativement au tiers (33 %) l’année dernière. Cette proportion monte à 71 % chez les internautes de 55 ans et moins. On constate également cette année une importante hausse de la part des utilisateurs et utilisatrices faisant usages des IAG sur une base hebdomadaire. (54 % en 2025, contre 38 % en 2024).
Cette édition a bénéficié de l’implication de l’Institut intelligence et données (IID) de l’Université Laval. Nous remercions également le professeur Jean-François Lalonde pour sa contribution à l’analyse et à l’interprétation des résultats.
Un internaute du Québec sur deux a déjà utilisé d’intelligence artificielle générative
En octobre 2025, 52 % des internautes du Québec déclaraient avoir déjà utilisé un outil d’intelligence artificielle générative, contre 33 % l’année précédente. Cette progression du nombre d’utilisateurs et utilisatrices s’accompagne d’une hausse tout aussi marquée de la fréquence d’usage : plus de la moitié (54 %) y recourent désormais chaque semaine, contre 38 % l’an dernier. En un an, l’intelligence artificielle (IA) a donc gagné du terrain à la fois en portée et en intensité d’usage.
ChatGPT se distingue nettement comme l'outil d'intelligence artificielle générative utilisé par le plus grand nombre
84 % des utilisateurs et utilisatrices de l’intelligence artificielle générative ont recours à ChatGPT. Loin derrière, Copilot (29 %) et Gemini (22 %) occupent les deuxième et troisième rangs. Les autres outils recensés sont chacun utilisés par 3 % ou moins des utilisateurs et utilisatrices de l’IAG. De plus, 48 % des personnes qui utilisent l’IAG utilisent exclusivement ChatGPT, alors que 40 % utilisent plusieurs outils différents.
Plus on utilise l’intelligence artificielle générative, plus on est prêt(e) à payer pour ces outils
En 2025, 24 % des internautes utilisant l’intelligence artificielle générative paient ou seraient prêt(e)s à payer pour un outil d’IAG offrant des fonctionnalités supplémentaires, contre 18 % en 2024. La grande majorité (67 %) n’est toutefois pas prête à le faire.
La propension à payer varie selon la fréquence d’usage : 57 % des utilisatrices et utilisateurs quotidiens paient ou seraient prêts à payer, contre 35 % chez celles et ceux qui l’utilisent chaque semaine et 13 % chez les utilisatrices et utilisateurs mensuels.
Une importante réticence à partager des informations sensibles avec l’IAG
Dans l’ensemble, on constate une importante réticence à partager ses données personnelles avec l’intelligence artificielle générative. Globalement, 63 % des internautes se disent très ou assez préoccupé(e)s par la sécurité et la confidentialité de leurs données personnelles lors de l’utilisation de l’intelligence artificielle générative, un niveau comparable à celui de 2024.
Méthodologie
Pour réaliser le volet «Intelligence artificielle générative» de l’enquête NETendances 2025, nous avons procédé à une collecte de données du 17 au 31 octobre 2025, au cours de laquelle nous avons interrogé 993 internautes du Québec de 18 ans et plus via un panel Web. À ces personnes répondantes ont été ajoutées des personnes non-internautes issues de la collecte téléphonique annuelle de l’enquête. Ces résultats ont ensuite été pondérés en fonction du genre, de l’âge, de la région, de la langue et du niveau de scolarité afin d’assurer la représentativité de l’ensemble des adultes du Québec. Puisqu’il s’agit d’un sondage Web, ce rapport ne présente pas de marge d’erreur.