Réseaux sociaux et divertissement en ligne (2026)

30 septembre 2026

Extrait

Cette nouvelle édition des NETendances 2026, intitulée «Réseaux sociaux et divertissement en ligne», s’intéresse à la place qu’occupent les réseaux sociaux dans le quotidien des internautes du Québec et à leurs habitudes d’utilisation. Elle examine notamment la fréquence à laquelle les plateformes sont consultées, le temps qui leur est consacré ainsi que le rapport qu’entretiennent les personnes répondantes avec les réseaux sociaux.

Elle se penche également sur le niveau de risque de dépendance selon l’indice établi dans l’enquête, les préoccupations liées à l’utilisation des réseaux sociaux et l’appui à l’imposition d’une limite d’âge. L’édition aborde aussi les habitudes liées à YouTube, aux balados, à la télévision et aux plateformes de diffusion en continu.

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Meta domine toujours l’univers des réseaux sociaux au Québec

Les plateformes de Meta occupent une place prépondérante dans les habitudes des internautes du Québec. Facebook demeure, encore cette année, le réseau social le plus utilisé par les internautes du Québec (74 %), suivi de Facebook Messenger (64 %) et d’Instagram (39 %).

On constate également que WhatsApp enregistre une hausse de 7 points de pourcentage par rapport à 2025, ce qui lui permet de se hisser au cinquième rang, tandis que TikTok et X enregistrent des reculs respectifs de 5 et 4 points de pourcentage.

Plus de la moitié des utilisateur(-rice)s consultent les réseaux sociaux au moins cinq fois par jour

Un peu plus de la moitié des utilisateur(-rice)s (54 %) consultent les réseaux sociaux au moins cinq fois par jour, et 11 % le font plusieurs fois par heure.

Bien que le temps quotidien consacré aux réseaux sociaux ait diminué en 2026, ces résultats laissent penser que le réflexe de les consulter demeure bien ancré dans les habitudes de certains utilisateurs et utilisatrices. Dans la littérature, ce phénomène est notamment associé au concept du checking habit, soit le fait de consulter de manière brève, répétée et parfois automatique du contenu accessible sur son appareil.

On observe également que la fréquence de consultation est particulièrement élevée chez les plus jeunes. En effet, 30 % des 18 à 24 ans consultent les réseaux sociaux plusieurs fois par heure, tandis que 30 % des 25 à 44 ans les consultent entre 10 et 20 fois par jour. Les étudiant(e)s se distinguent également : 54 % d’entre elles et eux consultent les réseaux sociaux au moins 10 fois par jour et 38 % le font plusieurs fois par heure.

Près de quatre internautes sur cinq considèrent que le gouvernement devrait imposer une limite d’âge pour utiliser les réseaux sociaux

Cette volonté d’encadrement législatif trouve un large écho dans la population adulte : 79 % des internautes du Québec considèrent que le gouvernement devrait imposer une limite d’âge pour utiliser les réseaux sociaux. Parmi elles et eux, plus de la moitié (53 %) fixeraient cette limite à 16 ans. Les 35-44 ans et les parents se montrent particulièrement favorables à un encadrement plus strict : respectivement 16 % et 11 % souhaiteraient que l’âge minimal soit fixé à 18 ans.

Du son à l’image: le balado devient un format hybride

Historiquement associé à l’audio, le balado se décline désormais largement en vidéo. En effet, on constate selon nos résultats que 70 % des consommatrices et des consommateurs de balados en écoutent en format audio, et qu’ils sont presque aussi nombreux à en consommer en format vidéo (64 %). Plus précisément, trois sur dix privilégient exclusivement le format vidéo, tandis que 34 % alternent entre les deux formats selon le contenu. Les émissions ou chronique d’actualité ainsi que les contenus d’éducation et de vulgarisation se prêtent davantage à l’audio, alors que les contenus liés aux jeux vidéo sont davantage consommés en vidéo.

Par ailleurs, l’audio demeure le choix privilégié par celles et ceux qui ont un mode de vie plus occupé. C’est le cas pour les travailleur(-euse)s à temps plein et les parents d’enfants de moins de 18 ans, qui sont 42 % à écouter leur balados uniquement dans ce format.

Netflix demeure en tête des plateformes payantes de diffusion en continu

Netflix demeure la plateforme payante de diffusion en continu la plus populaire auprès des internautes du Québec. En 2026, 55 % d’entre elles et eux déclarent y être abonnés. Amazon Prime arrive au deuxième rang avec 41 %, suivi de Crave (25 %) et de Disney+ (22 %).

Si Netflix conserve depuis plusieurs années sa position dominante, le classement des autres plateformes évolue. Les services québécois illico+ (18 %) et Extra Tou.tv (13 %) occupent désormais les cinquième et sixième rangs, tandis que Crave s’est progressivement taillé une place parmi les plateformes les plus utilisées au Québec. La page suivante présente l’évolution de ces abonnements au fil des années.

Nos résultats montrent aussi que le recours à plusieurs plateformes est bien établi. En effet, près du tiers des internautes (32 %) sont abonné(e)s à trois services payants de diffusion en continu ou plus.

Méthodologie

Pour réaliser le volet «Réseaux sociaux et divertissement en ligne» de l’enquête NETendances 2026, une collecte de données a été menée du 17 juin au 2 juillet 2026 auprès de 988 internautes du Québec de 18 ans et plus, recruté(e)s par l’intermédiaire d’un panel Web. À ces personnes répondantes ont été ajoutées des personnes non-internautes issues d’une collecte téléphonique antérieure. Les données ont ensuite été pondérées selon le genre, l’âge, la région, la langue et le niveau de scolarité afin d’ajuster la composition de l’échantillon à celle de la population adulte du Québec. Puisque la composante Web de l’échantillon repose sur un panel non probabiliste, aucune marge d’erreur d’échantillonnage n’est présentée.

 

Regards de spécialistes

Des spécialistes de différents domaines livrent leur analyse et leur point de vue sur les résultats de cette édition des NETendances.

Retrouvez leurs textes dans le rapport: 

  • Youssef Allami, Ph. D., professeur adjoint à l’École de psychologie de la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval et chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances

  • Arnaud Anciaux, Ph. D., professeur agrégé au Département d’information et de communication de l’Université Laval et vice-doyen à la recherche, à la création et aux études supérieures à la Faculté des lettres et des sciences humaines

  • Denis Martel, stratège en marketing numérique, producteur, animateur de balados et formateur

Table des matières
1. Comparaison des plateformes sociales
2. Niveau de dépendance aux réseaux sociaux
3. Utilisation des réseaux sociaux
4. Préoccupations liées aux réseaux sociaux
5. YouTube et balados
6. Télévision et plateforme de diffusion en continu
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